Yannick Dacheville conseille sur les précautions à prendre avant un voyage en voilier

Un voilier est un bateau doté de voiles qui fonctionne grâce à la puissance du vent. Il était utilisé jadis pour de moyennes et longues distances pour le transport des marchandises, des passagers et des courriers. On l’utilisait également pour des pêches en mer, des activités militaires et des batailles navales. Ce navire est utilisé aujourd’hui à des fins distractives, notamment pour la voile sportive, la navigation de plaisance et pour les croisières.

Les personnes qui décident d’effectuer un voyage en voilier doivent bien se préparer. Cette étape est très importante car à l’approche du moment de l’appareillage le temps s’accélère, on est tout excité et on oublie parfois l’essentiel. On constate souvent que le skipper, étant pressé de quitter le port, met la pression à tout l’équipage qui doit se précipiter pour terminer les préparatifs à la hâte. Les spécialistes proposent donc à tout voyageur de commencer les préparatifs plusieurs jours auparavant afin d’éviter de se trouver dans des situations contraignantes.

Conseils de Yannick Dacheville pour bien choisir le voilier

Le choix d’un voilier part nécessairement de la définition d’un certain nombre de critères. En effet, l’absence d’un planning engendre une perte de temps car on visite de nombreux bateaux qui ne conviennent pas aux besoins et on finit par choisir l’option la moins pire parce qu’on est fatigué de faire trop de recherches.

Opter pour d’anciens voiliers

Cette action est la première à effectuer avant tout voyage en voilier. Il est conseillé d’éviter les bateaux neufs car ils sont généralement très onéreux. Un ancien voilier est plus avantageux qu’un nouveau dans la mesure où il est plus solide. Le composite qui est un matériau utilisé en grande partie dans les anciens bateaux est plus lourd que ceux utilisés aujourd’hui, d’où la fragilité des voiliers modernes.

Notons également que les réglementations des anciens paquebots sont beaucoup plus souples que les nouveaux qui nécessitent obligatoirement du cube à eau noire qui respecte les normes CE. Le droit de francisation est aussi moins élevé. La taille recommandée pour un voilier varie entre 40 et 45 pieds.

Une personne intéressée par un bateau doit faire des recherches sur internet pour découvrir certaines aventures menées par des personnes avec ce même modèle. Ensuite, il faut interroger le propriétaire sur tous les aspects en rapport avec le paquebot. Le vendeur est généralement apte à répondre à toutes les questions, il mettra en relief les forces et les faiblesses du voilier.

Savoir faire la différence entre un monocoque et un catamaran

On distingue deux types de voiliers, notamment le monocoque et le catamaran. Les experts estiment que le premier est plus marin. En effet, il a une longue durée de vie et est très solide. Il est doté quille qui lui permet d’avancer facilement avec le vent. Par ailleurs, il nécessite peu d’entretien car il est doté d’une seule coque et d’un moteur unique. Ce bateau, lorsqu’il est bousculé, se remet droit tout seul, il offre également la possibilité de rentrer dans les ports où les catamarans n’y arrivent pas. On remarque également que la place dans la marina est plus onéreuse. Il est équipé d’indicateurs performants qui permettent par exemple de prendre un ris à cause d’une gite. Notons enfin que ce bateau est plus esthétique que le catamaran.

D’après Yannick Dacheville (Cliquez ici pour le contacter) le catamaran est réputé pour avoir un faible tirant d’eau. Il permet donc se rapprocher très facilement des plages pour se baigner. Ce voilier est également idéal pour faire un voyage avec des enfants, car il est très stable et est doté d’un cockpit extérieur sécurisé. Ce bateau permet également à deux familles de faire un voyage, car il peut proposer deux coques (la coque tribord et la coque bâbord). Notons que, contrairement au monocoque, le carré de ce paquebot est très lumineux. Il est propice au mouillage car il roule très peu et peut contenir des équipements de grands voyages, en l’occurrence des bossoirs et des panneaux solaires. Il renferme de nombreux espaces de stockage et est doté de deux moteurs, ce qui permet d’éviter les risques de panne.

Les catamarans sont aussi pour leurs manœuvres de port facile et peuvent continuer de flotter sur une seule coque en cas de voie d’eau. Enfin, notons qu’ils sont très rapides.

Bien analyser la coque

Les différents matériaux utilisés pour la fabrication de la coque renferment tous des avantages et des inconvénients. L’aluminium, par exemple, est à la fois léger et résistants, mais son coût est très élevé et sa pose électrique doit être irréprochable à cause de l’électrolyse. Notons qu’il est très difficile à réparer par les bricoleurs, seuls les professionnels peuvent y parvenir.

L’acier est beaucoup plus lourd, plus solide, peu onéreux et facile à réparer que le premier. Cependant, il rouille facilement, donc son entretien est très délicat. La composite est légère, mois chère et son entretien est facile. Il est conseillé de faire très attention à l’osmose.

On découvre par ailleurs de nombreux autres matériaux tels que le bois qui est solide, mais qui nécessite beaucoup d’entretien. Le carbone est facile à installer, mais coûte très cher, le ferro-ciment est solide comme l’acier et le contreplaqué-époxy a presque les mêmes caractéristiques que le composite.

Compte tenue des caractéristiques de ces différents matériaux, le voilier est choisi en fonction de son parcours et de son budget.

Tenir compte de la vitesse du voilier

Les voyageurs souhaitent généralement avoir un bateau qui remonte bien au vent, mais ne prennent généralement pas en compte les inconvénients. Il est important de retenir qu’un voilier très rapide réduit le temps de navigation, en dehors des longs voyages qui durent plusieurs semaines. En effet, on fait une journée de navigation pour une ou deux semaines de mouillage. Les experts estiment qu’un voyage qui se termine un jour avant la date n’a véritablement pas assez d’importance.

Certaines personnes sont généralement tentées de se procurer un voilier de course pour le transformer en voilier de voyage. Cette idée est peut être envisageable, mais pas réalisable, car ces bateaux sont conçus pour transporter peu de charge et sont aménagés spécialement pour faire le tour du monde. Il faut donc retenir qu’on n’est pas pressé lorsqu’on fait un voyage en voilier, mais il faut quand-même s’assurer que le bateau remonte bien au vent, car c’est un gage de sécurité.

Bien préparer la navigation

La préparation de la navigation débute par la prise de la météo. En effet, le voyageur doit d’abord se rendre sur internet, ensuite à la capitainerie. Cette condition doit être respectée même en cas de petite sortie. Il est conseillé, pour un voyage de plusieurs jours, de consulter une météo payante afin de choisir facilement les escales. La navigation peut donc durer longtemps si les conditions sont parfaites, dans le cas contraire, il faut rester à proximité des lieux de mouillage.

La deuxième précaution est de chercher la route du jour sur la carte. Il faut également calculer la distance à parcourir et faire une estimation du temps de navigation. On note le premier cap à suivre, la première marque à passer. On renseigne ensuite les waypoints dans le GPS et on note les heures des marées sur le livre de bord. On calcule également les hauteurs d’eau dans les points d’escale et on consulte la carte des courants.

Par ailleurs, il faut consulter certains guides pour avoir des informations sur la configuration des ports ou mouillages en vue. Cet acte permet de savoir s’ils sont parfaitement abrités si on décèle d’éventuels dangers. Il faut également ouvrir la carte sur la table de sorte que les latitudes soient visibles afin de noter facilement les distances au compas. On utilise également le compas à pointe sèche et le crayon gris car un espace leur est réservé au-dessus de la carte.

Au cours d’une navigation nocturne, il faut parcourir le livre des feux et mentionner les caractéristiques de ceux qui concernent le bateau. Enfin, il faut vérifier régulièrement les piles du GPS portable.

Cliquer ici pour lire les recherches publiées par Yannick Dacheville sur sa page Linkedin

Les consignes de sécurité

La première chose à faire avant de partir en voyage pour un durée de plus de 24h est d’appeler un proche et de le tenir informer du séjour. On lui donne une fourchette très large de l’heure d’arrivée afin qu’il puisse appeler les secours en cas d’éventuelles disparitions. Il faut surtout ajouter quelques heures de marge ou quelques jours pour une distance très longue pour éviter qu’il s’inquiète si le voyage dure plus longtemps que prévu.

Il faut, à bord du voilier, sortir les gilets gonflables ou les brassières prévues pour chaque membre d’équipage. On les dépose ensuite dans un endroit facile d’accès et connu de tous.

Par ailleurs, il faut fermer les vannes des toilettes et de l’évier, qu’on ouvrira uniquement en cas de besoin au cours de la navigation. On verrouille également tous les hublots et panneaux. Les bâtons de cyalume sont indispensables pour les navigations nocturnes, chaque membre d’équipage doit en avoir. On vérifie également les feux de route pour savoir s’ils sont fonctionnels. Il faut également veiller à ce que l’armement de sécurité obligatoire soit à bord au moment du départ.

Faire certaines vérifications et prévoir les éléments indispensables pour l’alimentation

Certaines vérifications sont nécessaires avant d’effectuer un voyage en voilier. Il faut aussi tenir compte de la nourriture.

La vérification des ponts, moteurs et gréements

Il faut d’abord enlever le taud de grand-voile, préparer le génois et ses écoutes. Ensuite, on vérifie la disposition des bosses de ris et on sort les manivelles de winch. Il faut aussi la vanne d’arriver d’eau et s’assurer qu’il n’y a pas d’eau ou de gasoil en dessous du bloc-moteur. On contrôle également le niveau de gasoil, le bidon de rechange et on vérifie que la vanne du réservoir est ouverte. Il faut également faire tourner le moteur pendant un certain moment avant de partir.

Il est recommandé, lorsque le voilier n’a pas fonctionné depuis longtemps ou avant un voyage, d’analyser le gréement, le sertissage des haubans, les réas de drisses en tête de mât, la fixation des antennes et girouette. Il faut également se rendre sur le pont pour vérifier les ridoirs et les goupilles.

Alimentation et Confort

Il est généralement conseillé de préparer le repas à l’avance ou de faire un planning des différents mets à consommer. Il faut donc disposer les ingrédients nécessaires pour éviter d’encombrer la cuisine. Il faut aussi ranger les bouteilles d’eau dans un endroit facilement accessible par tous les passagers. Lorsque le départ à lieu dans la soirée, il faut conserver du thé dans un thermos pour la nuit. On peut aussi conserver de petits gâteaux, des barres de céréales et des fruits secs pour faire face aux petites faims.

Il est impératif d’emporter avec soi des vêtements qui s’adaptent aux différentes conditions météorologiques. On peut citer entre-autres les chaussures de mer, les vêtements polaires et les vestes. Il est également important de mettre de petits matériels indispensables dans l’équipet, en l’occurrence la crème solaire, les lunettes, les appareils photos et les téléphones portables.

Qui est Yannick Dacheville?

S’équiper de petits outils de bricolage

Les outils de bricolages sont très importants pour un voyage en voilier. En effet, ils permettent de faire de faire face aux petits problèmes qui surviennent au cours du séjour. La traditionnelle caisse à outils est l’élément de base. On y trouve des pinces, des tournevis, des scies, des limes et l’ensemble des accessoires de rechange. Il est conseillé, en plus de ce matériel de se procurer d’autres outils qui facilitent la vie à bord.

On peut citer par exemple le rouleau de Grytape qui permet de tout réparer. Il sert à fixer, coller et protéger. La bombe de WD40 permet de dégripper et de protéger. Le tube de sikaflex est un des meilleurs éléments pour coller, étanchéifier et fixer. Les rouleaux de sopalin permettent de tout nettoyer, d’où le nom « d’essuie-tout ». La lampe frontale est l’élément que chacun des équipiers doit avoir en possession. Le leatherman ou le couteau suisse est l’équipement à avoir dans sa poche ou à portée de main, car il permet de faire tous les bricolages d’appoint.

Un rouleau de garcette permettra aux voyageurs d’amarrer quelque chose à bord du voilier. Une chignole à main est indispensable pour percer des trous dans de nombreux matériaux sans électricité. Il ne faut surtout pas oublier les piles de rechange car elles serviront à alimenter divers dispositifs portables, des appareils photos ou le réveil de bord. Le baudrier d’escale s’avère plus confortable et plus sûr pour faire des réparations en haut du mât. Enfin, l’utilisation de boîtes en plastique étanches est idéale pour ranger tout le matériel au sec.

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