Comment fonctionne un sous-marin ?

Les sous-marins sont d’étonnantes machines. Capable d’évoluer comme un bateau en avant, en arrière, ils peuvent aussi se déplacer à la verticale pour disparaitre sous les mers. C’est d’ailleurs à ce jour l’un des véhicules les plus discrets qui soit. Même les avions furtifs n’arrivent pas au même niveau sur ce point. Mais alors comment fonctionne exactement un tel engin ? Comment se déplace-t-il dans toutes les directions dans l’eau ? Comment fonctionnent les lances torpille ou les missiles nucléaires embarqués ? On fait le point sur les sous-marins militaires.

Comment les sous-marins se déplacent-ils ?

La propulsion d’un sous-marin est assez proche de celle d’un bateau dans son fonctionnement. Une ou plusieurs hélices sont situées à l’arrière de l’engin. Celles-ci sont mises en route par une motorisation classique (moteur Diesel ou électrique) ou nucléaire. Dans le deuxième cas, un réacteur nucléaire embarqué assure une grande autonomie au navire. Il sert à la fois à la propulsion du sous-marin et à son alimentation électrique.

Pour se déplacer sur et sous les eaux, le sous-marin dispose d’un système de ballastes. En d’autres termes, le sous-marin a deux coques. Entre les deux, un espace se rempli et se vide d’eau selon le besoin de monter ou de descendre.

Enfin, pour se diriger les sous-marins ont la spécificité de se déplacer à l’aveugle. Ce sont les sons environnement, qui portent mieux dans l’eau que dans l’air, qui leurs permets de se localiser et de repérer les obstacles, cétacés et navires (principe de sonar).

Sous-marin d’attaque et lance torpille

Le sous-marin le plus répandu est le sous-marin d’attaque. Une variante est le sous-marin nucléaire d’attaque qui, comme l’indique le paragraphe ci-dessus, est propulsé à l’aide d’un moteur atomique.

Les sous-marins d’attaque sont des outils offensifs de projection de puissance. Ils s’appuient principalement sur leur lance-torpille. Il s’agit d’une chambre à l’avant du navire à double porte assurant le rôle de sas. On y charge une torpille puis on ferme le sas intérieur. La porte extérieure s’ouvre ensuite. La torpille est éjectée vers l’avant grâce à son système de projection.

D’autres armements comme des missiles antinavire, mer-air ou mer sol peuvent également êtres embarqués.

La marine française dispose actuellement de 6 sous-marins nucléaires d’attaque actuellement en cours de remplacement par la nouvelle génération Barracuda. Les anciens modèles sont ensuite détruits ou transformés en lieu d’expositions comme par exemple ce musée sous-marin.

Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins

Outre le porte-avion Charles de Gaulle, le véritable fer de lance des forces armées française ce sont les 4 sous-marins lanceurs d’engins.

Ces bâtiments ne servent pas à attaquer des bateaux ennemis. Ils sont la composante principale de la force de dissuasion nucléaire. Le principe est d’avoir en permanence deux sous-marin en mer, quelque part autour du globe. Si la France venait à être attaquée par un pays hostile, les sous-marins pourraient répliquer avec le feu nucléaire.

C’est le caractère furtif de ces navires qui les rendent aussi adaptés à cette mission.

Les SNLE français transportent 16 missiles de type M51 qui mesurent 12m de et qui sont logés verticalement au centre des navires.

Ils peuvent êtres tirés même lorsque le sous-marin est en plongé, ce qui rend les tirs particulièrement discrets.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *